Il était une fois une princesse
A qui l'on avait fait de jolies promesses
Aujourd'hui désireuse d'ivresse
Pour oublier vos maladresses
Bientôt la nuit serait claire
Une belle soirée pour descendre en Enfer
Partir bien loin de l'hiver
Et courir nue dans les cimetières
Là où vous hurleriez "blasphème"
La vie et ses instants suprêmes
Elle vous répondrait combien elle les aime
Tellement plus qu'elle-même
A sa peau il la conduirait sans peur
Elle le laisserait effleurer sa chaleur
Sous l'épaisse obscurité abandonnerait sa douleur
Ce soir il serait son adorateur
Peu importerait le soleil de demain
Au moins une fois il aurait caressé le creux de ses reins
Réchauffé son corps de ses mains
Eté le menteur de son matin
Regardez-la s'en aller
Elle va retrouver son éternité
Ce monde où vous ne pouvez entrer
Il était un fois cette fée...
Marjorie
Il y a des moments où les mots nous viennent, comme ça, sans que ça ait du sens pour les autres, ne parlant qu'à nous-même. Peu importe, l'essentiel est qu'ils veuillent dire quelque chose pour nous.

